mercredi 5 décembre 2007
On aurait pu croire que s’il était nul pour l’action sociale, le respect des droits de l’Homme et autres joyeusetés étiquetées à "gauche", Nicolas Sarkozy demeurait au moins performant sur ses hobbies préférés, tel que celui de démembrer les services publics de l’Etat.
Pas de bol.
En effet, la vente de titres EDF tout juste opérée par le gouvernement a été un relatif fiasco, générant un manque à gagner de 130 millions d’euros pour le Trésor public. En cause ? Le calendrier de l’opération, tenu personnellement par le chef de l’Etat.
Si bien qu’un banquier a conseillé à l’hyperprésident de "prendre des cours de Bourse" [1]. Comme le détaille Le Monde :
"Cela ne s’est jamais vu d’annoncer à l’avance une vente de participation de l’Etat. Mais le président de la République fait ce qu’il veut", explique un banquier d’affaires. Un autre renchérit : "On ne va pas à la télévision dire qu’on vend des titres !" Les déclarations de la ministre des Finances Christine Lagarde, annonçant, le jour de l’opération, qu’il y aurait d’autres cessions d’actions EDF en 2008, auraient également desservi l’opération. "Les investisseurs avaient dès lors intérêt à attendre, dans l’espoir d’acheter moins cher", explique un financier.
[1] Cours compris ici dans le sens leçon...