On n’a pas trouvé l’info, on l’a lue sur Ratiatum.com. Elle n’est pas toute neuve toute neuve, elle a déjà fait couler beaucoup de kilo-octets dans les forums alentours, mais quand même, elle vaut la peine d’être lue : une étude menée par le centre d’économie industrielle de l’école des Mines de Paris propose une solution pour freiner les échanges de fichiers illégaux.
Il suffit de facturer l’upload, c’est-à-dire l’émission de données. En plus de l’abonnement à son fournisseur d’accès. Ben voyons. C’est vrai, quoi, y’a qu’à sévir, réprimer, sanctionner, taxer, ponctionner, réprimander les pirates. Parce qu’évidemment, tout le monde est pirate. Si j’ai envie d’envoyer par Internet le film de mes vacances à douze copains, le tout librement consenti, qui fera la différence ? Et pourquoi devrai-je payer pour le comportement des autres ? C’est très démocratique, ça ?
En tout cas c’est dans l’air du temps, d’un temps qui est moins à la compréhension des phénomènes sociaux qu’à leur répression quasi systématique. A Casepassecommeca, on n’a pas fait les Mines, mais on a d’autres idées à proposer :
Taxer le vocabulaire sortant chez les gens qui disent des gros mots. Ca leur apprendra.
Taxer les citations empruntées à la littérature -ou plus communément au dictionnaire des citations- et qu’il faut absolument sortir lorsqu’il s’agit de détendre l’atmosphère à la tribune des salons où l’on cause des mauvais résultats de la société et du plan social en cours.
Facturer, en sus de l’abonnement EDF, l’utilisation indue des ampoules dans les pièces où l’on n’est pas.
Rendre payant le surcroit d’air consommé par ceux qui ont une cage thoracique hors norme et dont la capacité respiratoire est supérieure à la moyenne. Vilain.
La liste n’est pas exhaustive, les contributions visant à sévir, réprimer, sanctionner, etc., sont les bienvenues. Les solutions intelligentes, réfléchies et responsabilisantes, susceptibles d’entraver gravement le développement économique de notre planète, ne seront pas prises en considération et immédiatement soumises à taxation. Ca se passe comme ca.