Il y a quelques semaines sur les ondes de France-Info, l’argumentation de sa défense se résumait à "Mais puisque je vous dis que ces opérations financières ont été effectuées avec l’aval des différents ministres de l’Agriculture successifs [2]. Tout le monde était au courant" [3]
Les faits M. Guyau : vous avez financé votre syndicat avec des subventions à l’agriculture. Ce n’est pas parce que vos amis du RPR faisaient pareil tout naturellement avec leur parti que cela légitime votre détournement...
Alors que s’ouvre aujourd’hui le procès, vous continuez à vous complaire dans votre rôle de victime, technique chère à la FNSEA [4].
Cela rappelle d’autres images, pas si lointaines, liées à la FNSEA et aux FDSEA... Ainsi quand est survenu le scandale de la vache folle et autres tremblantes, et que le politique a tiré la couverture du "principe de précaution" en abattant des troupeaux entiers (parfois sains, il faut bien le reconnaître)... Des agriculteurs FNSEA qui faisaient leur show au 20 heures : "On m’assassine, c’est toute ma vie qu’on assassine, on me tue par le fric, on me coupe mes moyens de subsistance !! Qu’on me laisse mes bêtes ! De quoi je vais vivre ! C’est scandaleux, une dictature !".
Par contre, pendant les trente dernières années, quand la FNSEA mettait en place les unes après les autres les techniques les plus sophistiquées [5] pour optimiser les profits, pour se faire le plus de blé possible, et ce au détriment de la sécurité du consommateur final, transformé en victime expiatoire de la cupidité [6], personne à la FNSEA pour se plaindre !
Je ne suis pas agriculteur, mais si je l’étais je voterai certainement Confédération paysanne. Et je méprise votre lâcheté M. Guyau.
[1] Pléonasme ?? Pas sûr, des mecs comme Luc Guyau sont bien capables de conceptualiser des détournements légitimes...
[2] Sous-entendu, c’est pas illégal puisque c’est ministériel !
[3] Précisons qu’il ne s’agit pas là d’une citation in extenso de Guyau mais d’un résumé de son argumentation.
[4] A laquelle les Français devraient être redevables toute leur vie, puisque elle a su relever le défi de la concentration dans l’agriculture : 5% de la population assurent la production pour les 95% restants, selon la vision "j’ai tout donné, quelle ingratitude, je suis un martyr" du syndicat paysan majoritaire en France.
[5] Dont celle, révolutionnaire, de faire bouffer de la viande à des herbivores...
[6] Des hommes et des femmes meurent de la maladie de Creuzfeldt-Jacob, ça se passe comme ça.