Ca se passe comme ça

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Dépouiller l’éducation, renforcer la répression

Appréhendés et menottés en classe : les collégiens censés retenir la leçon

vendredi 25 mars 2005, par 16 bis


- A Roubaix, le collège Sévigné a vu mercredi (15/03/2005) la police nationale venir interpeller des collégiens -âge moyen : 15 ans- en pleine classe.
- Au-delà de l’image déplorable d’une république fasciste, cette affaire illustre bien le désarroi des gouvernants et gestionnaires, qui croient encore à la vertu de la matraque "pour l’exemple".

Il est inutile de se leurrer... Il n’y avait pas urgence, ni flagrance. La sécurité publique n’était pas menacée à l’heure de l’interpellation. Ces garnements accusés de lancers de bouteilles d’acide (ce qui n’est pas rien, on n’est pas là pour les disculper) eurent très bien pu être appréhendés chez eux, sur la voie publique ou ailleurs, en tous les cas ailleurs que dans leur établissement d’enseignement, ailleurs qu’en plein cours, sanctuaire de la pédagogie, autrement qu’en les faisant traverser la cour de récréation escortés et menottés.

Mais justement, il y a eu "volonté politique" de montrer, dans la droite ligne du récent plan de sécurisation des établissements, que désormais la répression l’emporte sur l’éducation, le bâton sur la leçon. Comme le rappelle le procureur de la République de Lille : "On avait affaire à des faits délictueux et il n’y a pas de sanctuaire dans la République" [1]. Pas de sanctuaire, le mot est lâché.

L’opération a été organisée par des adultes régulateurs : "Le recours à la police a été proposé par l’Inspection académique et mis en oeuvre par la principale du collège" expliquent les professeurs de Sévigné, qui se défaussent au passage : "Les professeurs consultés ont mis en garde contre les dérives probables".

Voilà des adultes responsables, qui gèrent leur ZEP [2] avec une main de velours dans un gant de fer. Seulement, la mesure si spectaculaire soit-elle, risque bien de s’avérer contre-productive.

Premièrement parce qu’emportées par leur élan, il est possible que les forces de l’ordre aient abusé de leurs prérogatives. L’avocat d’un des mineurs mis en examen juge le menottage de son client illégal et réfléchit à attaquer pour non-respect du code de procédure pénale [3]

Deuxièmement parce que les petits délinquants en herbe risquent bien de tirer gloriole de tant d’attention. Passer du jour au lendemain de la masse anonyme des petites frappes de banlieue du Nord aux sunlights des journaux télévisés après une scène d’action digne d’une série américaine, ne sera certainement pas pour leur déplaire. En tous les cas, cela risque bien de les conforter dans leur statut de jeunes en opposition avec une société des adultes dominante et répressive.

D’ailleurs -et c’est bien normal, on est toujours instinctivement du côté de la victime du fascisme [4]- les collégiens soutenaient vendredi les interpellés. Le collège était fermé, pour une opération "collège mort". Une quarantaine de jeunes tenait le haut du pavé devant l’école, chahutant et jouant au foot, affichant de larges affiches proclamant l’innocence de leurs camarades... Seule une dizaine de collégiens, bien courageuse pour affronter la "dictature de la majorité" en vigueur à cet âge, a été en cours, sous les huées parfois. [5]

A Casepassecommeca, on se demande bien pourquoi la préfecture n’a pas envoyé trois cars de CRS pour disperser ces mômes qui bloquaient l’accès au collège.

Pour résumer, l’objectif du présent article n’est pas de dénoncer l’interpellation de deux jeunes suspectés d’agression. Mais de dénoncer ce fascisme rampant à l’oeuvre dans les établissements scolaires, qu’on considère -à l’inverse du procureur de Lille- comme un sanctuaire : celui de l’éducation et de la pédagogie.

La France n’est pas les Etats-Unis. Depuis 1945, elle a pour credo en matière de délinquance des mineurs, de favoriser l’éducation à la répression. Pourtant l’heure n’est plus à ces beaux principes. Et ce qui était encore l’exception hier, tend à devenir la règle.

C’est ainsi que les descentes de police dans les établissements scolaires étaient jusqu’ici plus ou moins réservées à certains "privilégiés" (DOM-TOM, ZEP, etc.) et sont désormais institutionnalisées dans toute la République. Comme nous l’a prouvé la grande opération médiatique de "sécurisation" menée le 6 janvier dernier par le ministère de l’Intérieur (8000 policiers et gendarmes sur le pont pour contrôler 1886 écoles [6]) et surtout, la circulaire aux préfets qui a suivi et qui recommandait de telles opérations "aussi régulièrement que nécessaire" et "dans la durée". [7]

Cette opération se voulait la concrétisation d’un "partenariat" entre l’Education et la police nationales en date du 4/10/2004, et qui attribuait à la seconde le soin de faire régner l’ordre chez la première (alors que traditionnellement, la police n’entrait dans un établissement scolaire que sur réquisition du chef d’établissement ou en avisant ce dernier).

Les opérations de sécurisation prévues par ce partenariat étaient à l’époque décryptés par le ministère de l’Intérieur en ces termes : "Ces opérations doivent faire l’objet d’une préparation minutieuse et discrète : les lieux seront choisis soit sur la base des faits constatés, soit à la demande des chefs d’établissement, soit à titre préventif". Ces "dispositifs de sécurisation ciblés" impliquent des "surveillances préalables pour identifier les lieux et les moyens des infractions, et la présence de patrouilles mixtes en tenue et en civil pour agir en flagrant délit".

La police de France n’a sans doute rien de mieux à faire que de monter des filoches et des flags sur les enfants scolarisés ! Ca se passe comme ça.

Notes

[1] Cité par AFP, 18/03/2005.

[2] A noter que la réforme Fillon de l’Education réduit le nombre de ZEP, ce qui signifie la fin de crédits et de postes supplémentaires pour de nombreux établissements sensibles...

[3] Cité par France 2, 21/03/2005. Il convient de savoir qu’un ancien texte interdisait le menottage des mineurs de moins de 13 ans jusqu’en 1993. Mais ce texte n’est aujourd’hui plus en vigueur et l’article 803 du code de procédure pénale autorise les policiers et gendarmes à menotter toute personne susceptible de violence ou de fuite (et selon leur propre appréciation, donc en théorie, un policier peut menotter toute personne qu’il juge utile). A ce propos, lire ce forum Voila.fr entre la mère d’un jeune de 13 ans ayant fait un doigt à des gendarmes et un policier. Mais peut-être l’avocat cherchera-t-il à prouver que son client n’était ni dangereux ni susceptible de s’enfuir...

[4] A ce titre, même l’inspecteur d’Académie, pourtant à l’origine de l’idée d’interpellation en a regretté jeudi "les modalités".

[5] Relevé par La Voix du Nord, 19/03/2005.

[6] L’Intérieur avait évoqué la haute "pertinence" de l’opération, qui avait permis 101 interpellations. Les syndicats d’enseignants et fédérations de parents avaient dénoncé une "mascarade".

[7] Source : AFP, janvier 2005.

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9 Messages de forum

  • Police à l’école, police dans la rue.

    L’actualité nous montre le chemin suivi par nos gouvernants. Dans le droit fil de ce que vous dénoncez allez voir cette page sur le site de la FCPE . Le texte est long mais allez à environ 1/3 de celui-ci et lisez le passage qui commence à "…/… Et c’est ainsi qu’on arrive à des dénis de justice insupportables…/… Mais nous n’avons pas encore connu le pire : voici les faits…/…" Doit-on pour autant bannir les forces de police ? Doit-on décréter que les écoles sanctuaires soient interdites de séjour aux forces de police qui ont pour mission protéger les biens et les personnes ? Ne se passerait-il rien de répréhensible dans ces sanctuaires et seuls explication et pédagogie devraient arriver à bout de tous les manquements ?

    Une étude intitulée les pratiques du harcèlement en milieu éducatif donne des chiffres alarmants. Je prie les internautes de ce site de bien vouloir excuser un étalage de chiffres. C’est à mon sens le seul moyen d’appréhender le sujet car les chiffres sont têtus.

    Cette étude sur 20 items allant de "Des rumeurs vous concernant" à "Attaques contre vos convictions politiques ou vos croyances religieuses" en passant par "Ridiculisation en public" ou "Gestes ou propos sexuels non-désirés" est une mine de renseignements. Le nombre de victimes de ce dernier item, à lui seul, est évalué à 7% des personnels (note de bas de page N° 46 page 44 et tableau pages 47-48). Ce pourcentage rapporté aux nombre de personnels de l’Education Nationale (1 300 000) représente plus de 90 000 victimes. Cette étude, très dense, fourni, outre les 20 items cités précédemment des tableaux, chiffres, explications, conclusions. Parmi ceux-ci on trouve la répartition par lieu, par sexe, par types d’auteurs... On trouve (page 52) un graphique donnant le pourcentage de victimes selon leur sexe. (hommes : 23,1, femmes : 76,9) cette sur représentation des femmes n’est pas un scoop en effet selon l’ENVEFF dont un compte rendu a été édité par l’INED le nombre de femmes de 20 à 59 ans victimes de viol s’élève à 48 000 par an. Le nombre d’affaires jugées pour viol (y compris viols sur mineurs) aux assises est inférieur à 1500 par an selon les chiffres du ministère de la justice . On trouve (page 59) un diagramme de répartition des auteurs des pratiques de harcèlements en milieu éducatif. L’approche des chiffres de ce diagramme est fort enrichissante. On constate sur celui-ci que si les élèves sont responsables d’une partie de ces pratiques ils ne sont pas les seuls. En effet on peut voir que 40% de ces pratiques ont une origine interne. On pourra aussi se référer aux conclusions de ce rapport.

    Page 77 : Le traitement par l’institution judiciaire.

    D’après nos recherches non exhaustives, nous n’avons trouvé aucun cas jugé par les tribunaux impliquant les établissements scolaires.

    page 84 : Les issues possibles.

    Se défendre ne garanti pas la tranquillité […] comportement des collègues […] et des institutions... Les recherches concluent à un tiers de victimation secondaire.

    Les expériences de disconfirmation.

    Le dénie par les institutions. L’altération de la réponse affective […] : inhibition de la demande d’aide et de l’expression de la colère. L’altération de la signification : blâmer la victime […] hypersensible […] elle le provoque […] elle le mérite.

    On trouvera sur le site oulala le témoignage d’une victime de telles pratiques qui confirme l’attitude de l’administration dans ces cas la et les souffrances qu’endurent les victimes.

    Etant un doux dingue des chiffres j’ai eu l’idée de croiser les données de cette étude avec une autre statistique afin d’avoir une image "proportionnelle" des auteurs en fonction de leur nombre.

    J’ai donc croisé certaines données du document sur les pratiques du harcèlement en milieu éducatif avec les données statistiques du MEN contenues dans RERS Repères et références statisques sur les enseignements, la formation et la recherche édition 2004 Page d’accueil :

    Document complet : .

    Données : Selon le graphique de répartition des auteurs (page 59)contenu dans le document les pratiques du harcèlement en milieu éducatif les chiffres donnent ceci.

    Elèves : 36%

    Parents d’élèves : 15%

    Hiérarchie 21%

    Collègues : 17%

    Subalternes : 2%

    Selon les données du document du MEN .

    Elèves : environ 15 000 000

    Personnels : 1 300 000

    Dont

    Enseignants : 1 000 000

    Administratifs techniques Encadrement surveillance : 300 000.

    De ces dernières données, et en l’absence d’autres j’évalue le nombre de parents à 7 500 000 ( en prenant comme base 1 parent pour 2 élèves. Evaluation extrêmement favorable au MEN dans le cadre de ce calcul). Le nombre de hiérarchiques est assez difficile à extraire des données ministérielles. J’évalue celui ci entre 50 000 et 70 000. Dans mes calculs je prends la valeur de 130 000 (10% du personnel. Evaluation favorable au MEN dans le cadre de ce calcul. En tout état de cause ce nombre ne peut être supérieur à 300 000). En additionnant le nombre d’élèves, le nombre de parents et le nombre de personnels je trouve le nombre composant ce que j’appelle la "communauté scolaire".

    15 000 000 + 7 500 000 + 1 300 000 = 23 800 000

    Le calcul sur ces bases donne les pourcentages des différentes composantes de cette "communauté scolaire".

    Elèves : 63,03 %

    Parents d’élèves : 31,51 %

    Personnels : 5,46 %

    ( donc Collègues) : 5,46 %

    Enseignants : 4.20 %

    Administratifs techniques Encadrement surveillance : 1,26 %

    Hiérarchie : 0,55%

    Subalternes (Personnels – Hiérarchie) : 4,92 %

    En rapprochant ces derniers pourcentages des pourcentages de répartition des auteurs des pratiques du harcèlement en milieu éducatif cela donne.

    Les élèves représentant 63,03 % de la "communauté scolaire" sont responsables de 36 % des pratiques du harcèlement en milieu éducatif .

    Les parents d’élèves représentant 31,51 % de la "communauté scolaire" sont responsables de 15 % des pratiques du harcèlement en milieu éducatif .

    Les personnels représentant 5,46 % de la "communauté scolaire" sont responsables de 40 % des pratiques du harcèlement en milieu éducatif .

    Les collègues représentant (donc aussi) 5,46 % de la "communauté scolaire" sont responsables de 17 % des pratiques du harcèlement en milieu éducatif .

    Les hiérarchiques représentant 0,55 % de la "communauté scolaire" sont responsables de 21 % des pratiques du harcèlement en milieu éducatif . (en tout état de cause le pourcentage de hiérarchiques ne peut être supérieur à 1,26 %)

    Les subalternes représentant 4,92% de la "communauté scolaire" sont responsables de 2 % des pratiques du harcèlement en milieu éducatif .

    Cette longue énumération nous permet de constater que les élèves tant stigmatisés au travers des statistiques SIGNA du MEN (il est vrai renseignées par les chefs d’établissement), ne reflète pas l’entière réalité des faits. Les élèves sont certes concernés par la violence mais proportionnellement il me semble que d’autres le sont plus (et en toute impunité semble-t-il).

    Elèves plus parents d’élèves :

    94,54 % de la " communauté scolaire".

    51 % des auteurs de pratiques de harcèlements en milieu éducatif.

    Hiérarchie :

    0,55 % de la " communauté scolaire".

    21 % des auteurs de pratiques de harcèlements en milieu éducatif.

    A la vue de cette analyse doit-on interdire l’accès des forces de police au sein des écoles sanctuaires ou doit on regretter qu’elles ne soient pas plus présentes pour emmener, menottes aux mains plus de personnes (mais dans ce cas pas forcément que des élèves) ?

    Des faits plus ou moins récents m’interpellent aussi.

    Exactions policières.
    - Brutalités policières au lycée(Libération 30 mars 2005)
    - L’artillerie lourde (L’Humanité 30 mars 2005)
    - Dérapages policiers dans les lycées (L’Humanité 31 mars 2005)
    - Arrestation "visible" à l’école (l’article de référence auquel je réponds ici)
    - Arrestation spectaculaire garde à vue, fouille au corps ( site de la FCPE signalé plus haut)

    Censure.
    - Censure d’un document destiné aux enseignants (Le Canard enchaîné 30 mars 2005. Information reprise dans l’Humanité 01 avril 2005)

    Obligation de réserve.
    - Les ministères, et le MEN en premier, invoquent l’obligation de réserve (l’Humanité 31 mars 2005). Est-ce pour "réduire au silence" les éventuels porteurs du NON au projet de loi sur la constitution européenne ?. Les chefs d’établissements sont incités à tenir des rencontres avec une organisation qui milite pour le "oui". ( l’Humanité du 05 avril 2005 ). Monsieur Fillon s’applique-t-il l’obligation de réserve et respecte-t-il la neutralité du service public tant évoquée par ailleurs ?

    Justice surveillée pour ne pas dire sous contrôle voire "aux ordres".
    - Une couturière drômoise interdite de se servir de son prénom sur son site internet au motif que cela porte ombrage à une marque de chocolat d’une grande multinationale de l’agroalimentaire.
    - Une justice très à l’écoute ( Libération 30 mars 2005 ). Ou comment la hiérarchie de la cour de Caen peut écouter les juges (sans doute dans le soucis de justice )
    - Dioxine à Alberville la juge en ligne de mire ( Libération 31 mars 2005 ). Ou comment proposer le dessaisissement d’un juge (risquant de mettre en examen un ex ministre des finances savoyard) au profit d’une cellule spécialisée ( dont le spécialiste serait plus rapide mais encore en cours de formation sur les bancs de la faculté ). Dépaysement d’affaire ne serait pas un moyen pour "enterrer" une affaire ?

    Censure, exactions policières, justice sous contrôle, détournements de textes au profit des puissants ( nos gouvernants et leurs laquais ), victimes cachées et déniées, sont-ce là les signes probants d’une démocratie saine et florissante ou les stigmates d’une "république bananière" ?

    Il est bien évident que ces analyses ne se veulent pas fermées. Je ne prétends pas détenir LA vérité et j’accepte bien entendu tout débat ou critiques. Le but de ma contribution n’est que d’apporter une vision permettant le débat et l’interrogation sur des faits que je trouve anormaux dans le pays des droits de l’homme dans la patrie de la liberté, égalité, fraternité.

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  • > L’exemple américain

    23 avril 2005 17:03

    Bien évidemment, les Sarkozy, de Villepin, Perben est consorts n’ont qu’un modèle en tête : Etats-Unis d’Amérique !!!!

    Voyons voir ce qui s’y passe :
    ******************
    Etats-unis : une écolière de cinq ans menottée par la police

    Des médias américains ont reçu cette semaine une vidéo d’une caméra de surveillance montrant des policiers menotté une écolière de cinq ans indisciplinée.

    La scène, filmée le 14 mars, montre l’écolière déchirer des feuilles de papier, monter sur une table et frapper une enseignante. Puis l’enfant semble se calmer mais trois officiers de police, appelés sur place car la mère ne pouvait pas se rendre immédiatement à l’école, mettent les bras de l’enfant derrière son dos et lui passent les menottes tandis qu’elle crie "non !"

    La mère de la fillette entend poursuivre en justice les policiers qui sont intervenus dans l’école maternelle de sa fille à St Petersburg, en Floride.

    Son avocat explique qu’une enquête interne a été déclenchée. Elle sera conduite par le chef des policiers qui étaient sur place ...

    La police n’a pas souhaité faire de commentaire et a juste affirmé que les résultats de l’enquête interne, attendus d’ici deux semaines, seront rendus publics.

    Source : http://www.tou-o.com/actu_touo.php ?date=20050423&page=0&breve=5516#5516

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  • l’année dernière au collège Mistral d’Avignon, à la demande du proviseur, les surveillants sont allés sortir des cours certains "chevelus", ils les ont enmenés au milieu de la cour un par un pour les faire renifler par des chiens accompagnés de lleurs flics et de la CPE du collège. Les chiens, n’ont rien reniflé. A la demande d’explication d’une des familles, le proviseur a répondu au téléphone "vous ne savez pas vous occuper de vos enfants, ce sont des drogués....". Les parents dans le souci de préserver leurs enfants ont laissé tomber. Si vous voulez + de détails, il n’y a qu’à demander.

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  • c’est désolant mais salutaire nous entendons tous les jours des jeunes mettre leur comportement au dessus de la loi j’ai vraiement le coeur qui saigne en voyant toute cette incomprehension , j’ai été pauvre , mais ma pauvrete etait fiere , je n’aurai jamais fait subir aux autres les dégradations que nous voyons tous les jours sur les biens des autres pauvres

    il faut dire que quand j’etais jeune je ne pouvais meme pas penser qu’un jour j’aurais une voiture, j’allais travailler à 15 ans à 13 km en vélo comme tout le monde, la progression sociale c’était de trouver un travail plus pres de la maison

    pour manger à l’époque il fallait travailler, alors nous prenions tout travail qui se présentait

    amicalement

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