mercredi 21 décembre 2005

Voilà près de 3 mois que le ministre du Fascisme de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy, se complaît, avec ses séides députés de l’UMP et ministres sarkozystes, à surenchérir sur les points de vue simplistes, démagogiques, populistes, extrémistes, lepénistes et fascistes. Associée au tempérament totalitaire de Nicolas Sarkozy [1], il est fort logique que cette surenchère fasse que le président de l’UMP soit considéré comme un fasciste par de nombreux observateurs, cspcc.com en tête .
C’est pour illustrer cet état de fait que l’association Act-Up et un collectif parisien de sans papiers ont publié une affiche assimilant Nicolas Sarkozy à Jean-Marie Le Pen.
Sans doute décontenancés de voir que leur camp n’avait pas le monopole des médias (et en l’occurence, le média "affiche" constitue un vecteur informationnel des plus efficaces), les sarkozystes tentent désespérément de renverser la charge de la preuve, méthode habituelle pour faire appliquer le règne du faux .
Ainsi, le député de Paris Pierre Lellouche, secrétaire national de l’UMP, a dénoncé mardi sans aucune gêne "des méthodes proprement fascistes". "Toutes les bornes du débat démocratique sont franchies par ce type de propagande de nature totalitaire", a-t-il affirmé, ne réalisant pas à quel point son propos est inaudible, tant Nicolas Sarkozy correspond en tous points à ce qu’il dénonce.
Ce que les sarkozystes ne comprennent pas, c’est que l’épisode des violences urbaines a laissé des traces, exaspérant une grande part des Français, dès lors que le Sarkoshow fait de plus en plus de morts réels. Que ce soit les victimes directes des émeutes (provoquées par Nicolas Sarkozy ), ou -ce que dénoncent aujourd’hui Act-Up et le collectif de sans-papiers- les malades du Sida et les clandestins, que la politique xénophobe de Sarkozy mène littéralement à la mort [2]. N’attendant plus aucun soutien de Chirac ou de de Villepin (qui pourraient débarquer le ministre fasciste), les citoyens sont de plus en plus nombreux à se sentir logiquement en état de légitime défense face à Nicolas Sarkozy.
Les manipulations de l’opinion et les stratégies de matraquage politique ne sont pas l’apanage des sarkozystes et cela semble les horripiler au plus haut point, alors que jusqu’ici Nicolas Sarkozy disposait d’un quasi monopole sur la démagogie médiatique (le Sarkoshow). Les Français de bonne volonté, qui laissaient faire jusqu’à présent ce politicien caricatural, ambitieux, sans idées de fond et sans bilan [3], ont senti la moutarde leur monter au nez, face à ses provocations répétées. Ca se passe comme ça.
Il est d’ailleurs assez révélateur que Nicolas Sarkozy et ses sbires ne tirent toujours pas leçon de tels actes (comme celui de l’épisode martiniquais par exemple), pour remettre un tant soit peu leur action en question. Aucune contradiction on vous dit : c’est le pays qui a tort et Sarkozy qui a raison.
[1] L’homme ne souffre aucune opposition politique, aucune contradiction au sein de son propre camp, et a déjà largement prouvé son incapacité totale à remettre en question son action...
[2] Les deux associations veulent ainsi réagir à "la guerre menée aux étrangers et la dérive du ministre de l’Intérieur" qui mène "une politique raciste". "Pour nous, sans-papiers et étrangers malades du sida, l’urgence est de combattre la politique de Sarkozy, qui (...) met nos vies en danger". Source : Reuters | 20/12/2005 | 17h17.
[3] A ce propos, il est très amusant d’entendre Nicolas Sarkozy, dépeignant ce que devrait être un président de la République selon lui, expliquer qu’il devrait toujours rendre compte de son action aux Français. Car en matière de bilan, hormis des échecs électoraux et une montée sans précédent des bavures policières, Nicolas Sarkozy n’a guère brillé en résolvant les problèmes des Français (bien au contraire diront les victimes des violences urbaines). A faire son bilan, Nicolas Sarkozy n’a rien à proposer, alors il continue de gesticuler face aux caméras... Ca meuble, c’est toujours ça de pris pour tuer le temps...