jeudi 17 novembre 2005
Les Français (Franciliens et habitants de métropoles ou riverains de centrales nucléaires en tête) sont prévenus, un attentat terroriste d’ampleur risque de survenir d’ici la fin novembre en France.
Nicolas Sarkozy vient en effet d’annoncer, ce jeudi matin que "la menace est sérieuse", ajoutant que "le risque d’action violente sur notre sol est réel", et poursuivant : "Quand je dis que la menace est sérieuse, ce n’est pas une clause de style. Je ne dis pas ça parce qu’on ne sait pas, mais parce que les éléments des services spécialisés nous commandent de dire cela" [1].
Comme on sait qu’un état d’urgence disproportionné reste déclaré dans le pays pour 3 mois, permettant d’assigner à résidence n’importe qui sans raison et de contrôler la presse [2].
Comme on sait que le ministre de l’Intérieur n’est prêt à reculer devant rien et surtout pas les manipulations démagogiques pour assouvir sa volonté de prise de pouvoir.
Comme on sait que l’Assemblée nationale doit se pencher à la fin du mois sur le projet de loi anti-terroriste d’un certain ministre de l’Intérieur . Projet de loi largement polémique de par les restrictions qu’il impose aux libertés fondamentales.
Comme on se rappelle des assertions prophétiques du secrétaire d’Etat à la Défense américain, qui annonçait un attentat majeur deux minutes avant que les avions kamikazes ne percutent le World Trade Center.
Comme on sait qu’un exercice de simulation d’attaque terroriste doit avoir lieu dans les transports en commun franciliens dans la deuxième quinzaine de novembre, et ce alors que de tels exercices ont permis la facilitation des attentats de Londres et du 11 septembre 2001 .
On espère que l’histoire ne se répétera pas , en novembre à Paris ou ailleurs en France.
[1] AP | 17.11.05 | 10:13
[2] La loi sur l’Etat d’urgence permet aux autorités de "prendre toutes mesures pour assurer le contrôle de la presse et des publications de toute nature ainsi que celui des émissions radiophoniques, des projections cinématographiques et des représentations théâtrales".