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Sarkozy : omnipotence partout, responsabilité nulle part

jeudi 30 août 2007

"A ceux qui me reprocheront de n’avoir pas tenu ma promesse, je répondrai : Adressez-vous au Conseil constitutionnel" lâchait le président de la République le 22 août dans la PQR.

Tant d’audace, tant de rupture, c’est extraordinaire. Voilà un homme qui empiète sur les plate-bandes de tout le monde, qui revendique haut et fort son droit d’être président de la République ET Premier ministre ET ministre de l’Intérieur ET Garde des Sceaux, etc., bref qui s’affiche compétent et omniscient sur tous les sujets imaginables, qui tire la couverture à lui dès qu’il en a l’occasion (infirmières bulgares, etc.) et qui botte en touche à la première contrariété. En gros, le message de Sarkozy est "Je m’occupe de tout : quand ça marche c’est grâce à moi et quand ça ne marche pas c’est de la faute des autres".

Au-delà, un tel mépris des institutions ne peut que susciter une légitime indignation. Le Conseil constitutionnel est un organe indispensable de la Ve République, a fortiori quand un petit nerveux fasciste comme Nicolas Sarkozy arrive au pouvoir. Il était de son devoir de contrecarrer une loi sarkozienne qui faisait fi du principe fondamental de la non-rétroactivité des lois. Il est extrêmement déplacé que le président de la République ne ravale pas sa morgue quand le Conseil Constitutionnel le censure.

Car demain, ils nous dira quoi Nicolas Sarkozy ? Que c’est de la faute de la Constitution ? [1] Que c’est de la faute de la loi ? Puis enfin, que la loi c’est lui ?

Notes

[1] A ce propos rappelons que la Ve République prévoit que le président est le garant de la Constitution... et non pas que la Constitution est la garante du président de la République.

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2 Messages de forum

  • Un ministre de Sarko, ça se tait ou ça ferme sa gueule...

    Echaudée, lagarde laisse la politique au « patron »

    Magazine Challenges | 30.08.2007 | Rencontre avec « le » ministre de l’economie, à Bercy, le 27 août.

    Lorsqu’elle se laisse aller, Christine Lagarde retrouve la décontraction de la sportive accomplie qu’elle a toujours été. Assise, un genou appuyé sur la table, le buste parfaitement droit, « le » ministre - elle y tient - de l’Economie, des Finances et de l’Emploi a la gestuelle dépouillée de ceux qui ont force d’âme. De là à dire qu’elle habite déjà les lieux comme le ferait un vieux routier de la politique, il y a un pas. « Après tout, ça n’est que ma troisième rentrée comme ministre. Je dois avouer que ça n’est pas la plus simple. »

    Toutes les "Têtes d’affiche" On lui a reproché, ici ou là, d’avoir employé le mot krach, même pour dire que ce n’en était pas un, à propos de la crise financière des subprimes, au risque d’affoler inutilement les foules. C’était dans un entretien pour Le Parisien, le 17 août. Christine Lagarde, à peine revenue de la maison familiale de Villeneuve-lès-Avignon, avait été la première à réagir, délivrant un message optimiste. « Après la bataille, il y a toujours des experts pour la livrer à nouveau, se défend-elle. Mais à cette date, peu de gens étaient capables de dire ce que j’ai dit. Les Cassandre sont souvent mieux entendues que l’ange Gabriel. »

    Second couac, quelques jours plus tard, lorsqu’on lui demande si l’objectif d’une croissance de 2,25% en 2007 sera atteint. Sa réponse, « je ne sais pas », sera immédiatement rectifiée par son Premier ministre dans Le Monde du lendemain. Oui, a dit en substance François Fillon, l’objectif est toujours valable.

    Aujourd’hui, Christine Lagarde tire la leçon de ces péripéties de communication. « Dans l’urgence, on doit peser les mots. Mais je crois à l’honnêteté, surtout dans les situations compliquées. » Assurément, ceux qui ont connu l’ex-avocate d’affaires mordante, façonnée par de longues années passées à la tête du cabinet Baker & McKenzie, à Chicago, seront surpris. Il y a deux ans, à peine nommée secrétaire d’Etat au Commerce extérieur - son premier poste ministériel -, Christine Lagarde se fendait d’une diatribe contre les lourdeurs du droit social français, avant de se faire rabrouer par Dominique de Villepin. « J’avais politiquement tort, mais économiquement raison », sourit-elle.

    Stressée par son agenda Comment vivre aujourd’hui à Bercy sous la toise de Sarkozy ? Comment s’imposer quand on ne dispose pas encore d’une existence politique propre ? « Si elle suit mes conseils, elle va exploser », aurait dit, selon L’Express, le président au sujet de sa ministre. Pour l’heure, ce vigilant tutorat se révèle plutôt encombrant.

    Ce lundi, dans son bureau inondé de soleil surplombant la Seine, Christine Lagarde, malgré un agenda dément, se prête avec courtoisie au jeu de l’interview. C’est elle qui prend l’initiative de déplacer sa tasse de thé, placée dans le champ du photographe. Tout au long de l’entretien, elle ne se départira pas d’un large sourire. Grande, élancée, très élégante dans un tailleur-pantalon noir, Christine Lagarde peine néanmoins à masquer un stress qu’elle avoue supérieur à ce qu’elle a connu jusqu’ici. Sa feuille de route est l’une des plus chargées de toute l’équipe ministérielle. Cette semaine, elle reçoit les banquiers pour les dissuader de durcir leur politique de distribution de crédits. A partir du 10 septembre, elle recevra les syndicats afin de préparer la conférence sociale du 25 octobre sur les salaires et le pouvoir d’achat. Au même moment, elle s’attelle à la deuxième phase des réformes économiques, après le paquet fiscal d’août : la relance de la compétitivité française, dont le premier pas vient d’être accompli avec l’extension du crédit d’impôt recherche pour les entreprises.

    Plus libérale que le président De quelle marge de manoeuvre dispose-t-elle en ces temps d’hyper- présidence où tout se joue à l’Elysée ? « Je suis une béotienne, une débutante en politique. Lui [Sarkozy], c’est un vrai patron. Et comme beaucoup de grands patrons, il est attentif à tous les détails. » On la dit plus libérale que son président. Il se murmure même qu’à la réforme fiscale un peu compliquée du mois d’août elle aurait préféré une suppression pure et simple de l’ISF. Vrai ou faux ? Un temps, puis un sourire. « Que ce soit vrai ou pas, ça n’a aucune importance. J’ai un président plus politique que moi, et je suis solidaire d’une équipe. » Pour retrouver la vraie Christine Lagarde, il faut relire son discours décoiffant devant les députés, début juillet, superbe leçon de libéralisme à la française, puisé aux sources des meilleurs auteurs. C’est elle qui a souhaité en appeler à ces grands textes, persuadée que « réformer, c’est se projeter vers le futur mais sans renier nos racines ». Et c’est un écrivain de 24 ans, Gaspard Koenig, auteur d’Octave avait vingt ans, qu’elle a choisi comme plume. Avec lui, elle travaillera plus de trois heures, un samedi, pour peaufiner son intervention. Si la ministre a pris conscience du poids de l’opinion, de sa lente évolution, elle ne renonce pas pour autant à faire avancer ses idées. Rester elle-même tout en servant une politique : Christine Lagarde cherche encore le bon réglage.

    par Ivan Best & Daniel Fortin

    Voir en ligne : Challenges

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  • Sarkozy : omnipotence partout, responsabilité nulle part

    31 août 2007 09:17, par Le bateleur

    On peut lire dans le monde de Samedi

    "Il faut tenir les engagements de campagne. Ce leitmotiv de Nicolas Sarkozy a encore été repris par son premier ministre, François Fillon, dans nos colonnes : c’est là la clé du retour de la confiance des Français envers la politique."

    Malheureusement, les promesses en rapport avec

    "une aide de l’Etat pour ceux qui ne paient pas d’impôt"

    ainsi que

    "faciliter la location en supprimant l’obligation de caution et de dépôt de garantie"

    ne seront pas honorées ... dans l’immédiat.

    En effet, il se pourrait bien qu’elles soient anticonstitutionnelles ou anti-européennes.

    (L’état ne doit pas fausser la libre concurrence entre les pauvres et les riches !)

    Soucieux de la rentabilité de SON gouvernement, et ne souhaitant pas faire travailler celui-ci sur des pistes et des projets qui seraient ensuite réduits à néant par un avis du conseil constitutionnel, Nicolas Sarkozy, dont on doit louer ces efforts de bonne gestion et de réduction des coût de l’Etat, a préféré rétracter, avec grand regret bien sur, momentanément, ces promesses ... LOLF oblige

    Rappelons tout de même les dernières promesses du premier fonctionnaire de l’état :

    Nicolas Sarkozy a promis d’user de son influence pour obtenir des réponses de la Côte d’Ivoire. Nicolas Sarkozy promet beaucoup de travail à ses ministres Nicolas Sarkozy promet son aide à la famille Kieffer Nicolas Sarkozy promet de faire tout son possible pour obtenir que le procès du bateau ...

    Saluons ces efforts vers des promesses fructueuses et à coup sur loin de la menace de la cours constitutionnelle.

    après s’être acheté de nouvelles baskettes "Nicolas Sarkozy promet de poursuivre les réformes et l’ouverture"

    Voir en ligne : Sarkozy rajeunit !

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