Voilà, c’est fait. Pour cinq ans, le pays est désormais soumis à l’autorité d’un homme qui a réussi à placer les valeurs de "travail", "famille" et "patrie" au centre de sa campagne et s’est bien peu revendiqué des valeurs "liberté", "égalité", "fraternité" pourtant inscrites aux frontons des édifices républicains.
Alors... "Fascisme"... ? La suite nous le dira. Si l’on considère que le fascisme se définit par l’autorité d’un état fort accompagnée d’une réduction des pouvoirs dévolus aux assemblées représentatives, on peut considérer que le premier paramètre (état fort + gouvernement restreint) est au programme de notre nouveau président. Pour la place accordée aux assemblées, il faudra attendre le résultat des législatives... Mais ce n’est pas là le seul critère de définition du fascisme. Personnalisme du pouvoir... De ce côté, la mise en conformité de l’appareil UMP avec les intérêts de Nicolas Sarkozy a laissé bien peu d’espace au débat d’idées au sein de ce parti... Recours intensif à l’appareil policier... Des points ont déjà été marqués dans ce sens avec la "tolérance zéro" et la chasse aux sans-papiers... On attend l’abrogation de l’ordonnance de 1945 quant au traitement judiciaire des mineurs... Exaltation des valeurs nationales... On n’a pas fait mieux depuis un bon moment... ! "Ministère de l’Identité Nationale et de l’Immigration"... La juxtaposition des deux concepts fait un peu frémir... Aspect économique du fascisme... Il n’a trouvé de matérialisation historique qu’aux moments où le capitalisme en crise réclamait la "protection" d’un état fort. Ne sommes nous pas dans une phase de révolution conservatrice où la mondialisation économique produit des ravages dans les classes populaires... ? Déréglementation du travail, réforme des retraites, défiscalisation des entreprises, accroissement des subventions publiques en direction des entreprises, démantellement des services publics... !
Alors fascisme... ? Certains avancent l’idée de l’émergence d’un nouveau concept, celui de "libéral-fascisme"... Affaire à suivre... Il est peut-être encore temps de ne pas donner tous les pouvoirs à notre nouveau président... les législatives approchent... et puis après, il restera la rue...
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