Ca se passe comme ça

> Abonnez-vous, désabonnez-vous de notre liste de discussion <
Accueil du site > On va vous habituer au fascisme > Sarko expulse, l’ONU s’inquiète

Sarko expulse, l’ONU s’inquiète

vendredi 25 novembre 2005

Après que Nicolas Sarkozy ait affiché sa volonté de rétablissement de la double peine pour les personnes ayant participé aux violences urbaines, et que ses séides jouent la surenchère en évoquant la déchéance de la nationalité française , les conséquences des velléités fascistes (ces deux propositions sont bien entendu juridiquement très compliquées... pour l’instant [1]) du ministre de l’Intérieur inquiètent le Comité contre la torture de l’ONU [2].

La France était déjà montrée du doigt par les ONG internationales pour l’état de délabrement avancé de ses prisons, pour la hausse de son taux de bavures policières... Grâce au ministre de l’Intérieur, elle est désormais dans la ligne de mire des instances onusiennes. Ca se passe comme ça. Comme cspcc.com le craignait , le petit Nicolas finit par casser la vaisselle de la République, à force d’avoir besoin d’un hochet pour exister politiquement...

Notes

[1] A ce propos, lire Les Echos, n° 19547, 24/11/2005 : "En réalité, le nombre d’expulsés au final a toutes les chances d’être très ténu, renvoyant les propos du ministre au rang de simple coup de publicité, d’autant plus rentable que l’électorat a eu, avec cette crise, tendance à se droitiser. La législation française prévoit en effet de nombreux garde-fous. Et si le Code des étrangers rend possibles les expulsions en cas de « menace grave pour l’ordre public » (article L. 521-1), les conditions sont rigoureuses. (...) Le ministère de l’Intérieur va donc devoir jouer serré sur les notions juridiques et choisir scrupuleusement les jeunes dont il voudra faire des « exemples ».". Source .

[2] Le Comité contre la torture de l’Onu s’est dit vendredi 25 novembre "sérieusement préoccupé" par la volonté du ministre français de l’Intérieur Nicolas Sarkozy d’expulser les étrangers condamnés lors des émeutes en banlieue, "indépendamment de leur statut administratif". (...) Le comité demande à la France de s’assurer qu’"aucune expulsion ne sera effectuée à l’encontre de quiconque risquerait d’être soumis à la torture en cas de renvoi dans un Etat tiers". Source .

Répondre à cette brève


Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP