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Rome veut assigner en Justice le règne du faux de Nestlé

vendredi 25 novembre 2005

Le règne du faux peut-il parfois ne plus passer ? Une récente décision du gouvernement italien pourrait en tous cas en montrer certaines limites...

Dans le cadre de l’affaire du lait Nestlé pour bébés contaminé, il semble que le plan de communication de crise concocté par le géant suisse de l’agroalimentaire ait été mal digéré du côté du gouvernement italien [1], surtout lorsqu’il dérapa quelque peu dans la bouche du PDG de la firme de Vevey, Peter Brabeck, un habitué des déclarations fracassantes .

Le ministre italien de la Santé Fransesco Storace a en effet annoncé hier qu’il comptait porter plainte contre Peter Brabeck, suite aux déclarations de ce dernier la veille. En pleine opération d’injection de faux dans les flux médiatiques dominants, Peter Brabeck s’était laissé emporter, affirmant que la contamination des laits Nestlé ne présentait aucun risque pour la santé. Non content de cette assertion plus que douteuse, il avait ajouté que tout cette histoire n’était que "tempête dans un verre d’eau".

Plus encore, peut-être soucieux de discréditer l’Etat qui avait le premier osé prendre les mesures sanitaires qu’il fallait par voie de Justice [2], le PDG avait laissé entendre que sa firme, l’UE et le gouvernement italien avaient convenu de changer à l’avenir les emballages incriminés, tout en décidant de laisser s’écouler les lots contaminés déjà présents sur les marchés !

Pour le ministre italien de la Santé cité par Reuters, Peter Brabeck devrait répondre de "ses déclarations extrêmement graves", de même que toute personne répandant de telles "fantaisies sans aucun fondement".

Les multinationales qui se croient plus puissantes que les Etats, ça se passe comme ça.

Notes

[1] Source : swissinfo.org , 24/11/2005.

[2] L’Italie a été le premier pays à réagir sur cette affaire, imposant à Nestlé le retrait de tous ses lots vendus en péninsule sur réquisition judiciaire. Dans les autres pays concernés (France, Espagne, Portugal puis Grèce) c’est Nestlé qui a décidé de retirer les lots par "principe de précaution" selon les termes d’un plan de communication de crise bien ficelé qui, dans les premières heures de l’affaire, allait jusqu’à nier que le retrait des lots en Italie ait été contraint par Rome. Source : France-Info, 22/11/2005, tranche 18-20.

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2 Messages de forum

  • > Brabeck recule...

    25 novembre 2005 15:17

    25 novembre 2005 14:16 - swissinfo.org

    Affaire du lait Nestlé retiré : excuses partielles de Brabeck

    VEVEY - Le patron de Nestlé Peter Brabeck a présenté des excuses partielles au ministre italien de la santé Francesco Storace pour les propos tenus dans l’affaire du lait pour bébés comportant des traces d’encre. Il avait parlé de "tempête dans un vers d’eau".

    "Je reconnais - et m’en excuse sans réserve - une erreur qui m’a amené à dire que les contacts entre votre Agencia Regionale per la Protezione Ambientale (protection de l’environnement) et Nestlé ont eu lieu en juillet-août plutôt qu’en septembre", a écrit M. Brabeck.

    Le directeur général et président du conseil d’administration de la multinationale veveysanne poursuit en assurant qu’il n’a jamais dit qu’il y avait eu un accord entre M. Storace et Nestlé sur la question du lait portant des traces d’ITX, une encre utilisée sur l’emballage des laits litigieux retirés de la vente cette semaine en Italie, mais aussi France, Espagne et Portugal.

    M. Brabeck tente ainsi de calmer le jeu après les menaces du ministre italien de porter plainte contre lui suite à ses déclarations de mercredi à Zurich. M. Storace avait qualifié ces affirmations d’"extrêmement graves".

    Le dirigeant de Nestlé avait parlé de "tempête dans un verre d’eau" concernant l’impact financier sur les comptes du groupe du retrait des laits en Italie. Il ne relativise pas cette expression dans sa lettre au ministre transalpin, mais en précise le contexte.

    Face à 600 investisseurs, "je devais clarifier le fait que les chiffres fournis par la police italienne étaient faux et même trompeurs", selon la lettre. M. Brabeck campe aussi sur ses positions sur l’essentiel de l’affaire. Il maintient que Nestlé a agi en toute transparence.

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  • > Rome veut assigner en Justice le règne du faux de Nestlé

    28 novembre 2005 13:56, par Anne-Marie

    Il n’y a pas que le lait. Actuellement, vous voyez la publicité ¨pour de "beaux cadeaux" de Noël, les machines à café et leurs capsules : Nespresso etc. Or ces capsules sont en aluminium (vous voyez le côté "écologique", "développement durable" !) et la firme m’a confirmé par e-mail qu’actuellement, ces capsules ne peuvent absolument pas être recyclées en France ! Pour éviter des problèmes de santé, les capsules contenant le café moulu sont revêtues d’un mince film protecteur, car l’aliminium est concérigène et ne doit pas entrer en contact direct avec les aliments...

    Nestlé ne paie aucune taxe pour récupérer et recycler ses produits qui polluent l’environnement

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