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Référendum contre les feignasses : 3e version en une semaine

lundi 20 février 2012

François Fillon a expliqué vendredi que le référendum sur l’indemnisation des chômeurs pourrait consister en une question pour ou contre le transfert des 30 milliards de la formation professionnelle à celle des demandeurs d’emploi. Une position jugée irréaliste par les partenaires sociaux.

En effet, comme nous le rappelions déjà la semaine dernière, et comme le réexplique notre confrère Derek Perrotte ce matin dans Les Echos, la formation professionnelle est gérée par les partenaires sociaux (et non l’Etat). Du coup, Sarko fait le bravache avec des sous ne lui appartenant aucunement : "l’Etat n’a pas de prise sur les 6 milliards que les entreprises dépensent pour leurs salariés en plus de leurs obligations légales, ni sur le milliard d’euros que dépensent des particuliers pour se former. Six autres milliards sont affectés à l’apprentissage dont l’Elysée fait une « priorité »" détaille le quotidien de référence de l’économie pour qui la "réforme" référendo-sarkozyste consisterait encore une fois à déshabiller Paul pour habiller Pierre : "Affecter les 18 milliards restants aux seuls chômeurs reviendrait à priver de formation les 20 millions de salariés du privé et les 5 millions de fonctionnaires…".

Si bien que la démagogie du chef de l’Etat sur ce référendum fait l’unanimité contre lui (les séides mis à part) : "Le PS dénonce l’« amateurisme » et l’« esprit de provocation » du gouvernement. Jean-François Pilliard, président (Medef) de l’Unedic, ajoute que le sujet de la formation des chômeurs est« fort mal posé » et appelle le gouvernement à « arrêter de réduire le débat »" écrit Derek Perrotte, qui relève également qu’après la réforme de 2009, qui a réorienté une partie des contributions des entreprises vers la formation des chômeurs, un dirigeant patronal prévient : « On a fait notre part du travail. Que l’Etat prenne ses responsabilités plutôt que de chercher des boucs émissaires ! ».

Bref, le n’importe quoi continue, ça se passe comme ça.

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