vendredi 20 mai 2005
Quelle que soit sa position sur le référendum du 29 mai [1], ce qui est sûr c’est qu’un paquet de dossiers chauds de politique intérieure [2], bloqués d’ici le scrutin par peur de braquer l’électeur, vont mécaniquement sortir des tuyaux où ils étaient stationnés en attente...
Et comme de juste, il s’agira des dossiers considérés par les pouvoirs comme susceptibles de froisser les Français et d’alimenter le non... Ce qui risque de donner une impression de matraquage de politiques "droitières", alimentant ainsi l’ambiance de guerre civile qui commence à monter dans l’Hexagone [3]
Par exemple, le contrôle des chômeurs ("Raffarin convoquera les syndicats juste après les référendum" nous apprend la presse du jour [4]), ou encore la réforme des minima sociaux ... Liste non exhaustive : n’hésitez pas à la compléter...
[1] A Casepassecommeca, on a décidé de ne pas se prononcer sur ce sujet...
[2] Et de politique européenne aussi d’ailleurs, parce que Bruxelles contient également ses travaux les plus "libéraux"...
[3] Qu’on soit de "gauche" ou de "droite", on ne pourra que déplorer qu’un des principaux succès des gouvernements Raffarin successifs ait été, par tant de finesse politique et de verve communicante, de monter une moitié de la France contre l’autre.
[4] L.R. / Les Echos, n° 19416, 19/05/2005.