Ca se passe comme ça

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Pas une thune pour le substitut du CPE

vendredi 21 avril 2006

Le gouvernement n’a pas mis longtemps pour résoudre un des problèmes qui se posaient à lui du fait du renoncement au CPE. Celui du financement du "parcours d’accès à la vie active", mesure-phare de la sortie de crise, qui est venu se substituer au CPE, dans une vaine tentative pitoyable de sauvetage de face d’un Premier ministre fini.

Problème, le "parcours d’accès" avait été voté au prix de 300 millions d’euros en année pleine [1] (soit déjà 150 millions à trouver pour juillet, afin de lancer la période 2006). Jean-Louis "Magic" Borloo, récemment converti au sarkozysme, ne pouvait pas faire autrement que bidouiller... Et ce n’est pas le bon Mandrake le Magicien Thierry Breton qui allait l’en dissuader !

Le ministère de l’Emploi a donc opéré un "tour de passe-passe budgétaire" [2], se contentant de "financer le dispositif" par "des redéploiements de crédits" comme l’a expliqué Dominique de Villepin. La souplesse comptable de la LOLF a du bon, puisque "aucun euro supplémentaire ne sera dépensé" s’enorgueillit le ministre de l’Economie.

Un tantinet de baume au coeur des électeurs UMP déçus par le renoncement au CPE. Ca se passe comme ça.

Notes

[1] Ca tombe mal, c’est à peu près la somme promise aux restaurateurs sur 2007, pour les "dédommager" (et "racheter" leurs voix) de la non obtention de la TVA à 5,5%, promesse de campagne de Jacques Chirac.

[2] C’est le titre de l’article source de cette brève, "Tour de passe-passe budgétaire au ministère de l’Emploi, Les Echos, 20/04/2006.

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