jeudi 5 avril 2007
Inimitable l’accroche de la chronique de Stéphane Denis, dans "Le Figaro" du jour [1], qui ouvre son édito ainsi : "Les journalistes sont les mal-aimés de cette présidentielle, mais ils sont utiles. Grâce à la presse, nous comprenons les limites de Ségolène Royal, de François Bayrou".
Ah oui, la presse... Heureusement qu’elle est là pour nous faire comprendre [2]. A ce moment, casepassecommeca.com ne peut s’empêcher de compléter l’éditorial du confrère : "Les journalistes sont les mal-aimés de cette présidentielle, mais ils sont utiles. Grâce à la presse, nous comprenons les limites de Ségolène Royal, de François Bayrou, tandis que celles de Nicolas Sarkozy sont totalement occultées...".
Il s’agit bien évidemment d’un trait d’humeur dont Stéphane Denis, en tant que grand professionnel, ne nous tiendra pas rigueur, tant il sait que l’objectivité journalistique n’existe pas (y compris dans les dépêches d’agence, pourtant factuelles), et que c’est son droit le plus strict (et celui du Figaro) de rouler pour Sarkozy [3]... et le notre de rouler contre lui.
[1] Le Figaro, n° 19.494 du 05/04/2007, page 15 "Atterrissage du changement" (titre pour le moins abscons s’il en est, mais passons...).
[2] Nous pourrions évidemment multiplier les exemples emblématiques, tels le fameux Christophe Barbier, qui en a fait du chemin à l’Express depuis notre dernière allusion à son sarkozysme débridé, puisqu’il est passé, à l’occasion du rachat du titre par Roularta, du poste de directeur du service politique à celui de directeur de la rédaction. Depuis lors, il a découvert toutes les potentialités multimédia d’Internet, et réalise -après relooking complet et pathétique de son image évidemment- ses éditoriaux politiques (et sarkozystes) en vidéo !! Ca c’est de la valeur ajoutée coco !
[3] D’ailleurs à la suite immédiate de son accroche, Stéphane Denis assène l’argument imparable pour lequel il ne se focalise que sur Ségolène et François : "C’est à eux qu’il faut s’intéresser puisque l’une veut exprimer la modernité et l’autre, l’alternative au système". Imparable on vous dit...