dimanche 11 novembre 2007
Au fait, que devient le Nouveau Centre, depuis sa pathétique et honteuse tentative de nous extorquer un peu d’argent public ?
Eh bien, il semble un peu tiraillé en ce moment (ah, comme il est plus aisé de s’entendre quand on est riche, plutôt que quand on est dépourvu). Son porte-parole à l’Assemblée nationale, Nicolas Perruchot, vient de démissionner de cette fonction, mercredi 7 novembre, pour cause de désaccord stratégique avec le président du parti, le "journaliste" François Sauvadet.
Et quelle est la cause de ce désaccord ? Eh bien, tout simplement le rapport que doit avoir le Nouveau Centre vis-à-vis de l’UMP [1]. En désaccord avec Sauvadet, Perruchot justifie sa démission par le fait qu’il considère que "l’utilité politique du Nouveau Centre ne se fera pas uniquement dans une attitude trop systématiquement similaire à celle du groupe UMP". [2]
En gros, la démission -tout à son honneur- de Perruchot montre bien que Sarkozy a réussi son pari : le Nouveau Centre a, malgré tous les discours de façade, accepté d’être un godillot de l’UMP. Ce qu’il n’était plus la peine de démontrer. Ca se passe comme ça.
[1] Conçu par Sarkozy pour "dissoudre" François Bayrou et son Modem, le Nouveau Centre devait accessoirement, dans l’esprit du président de la République, demeurer un parti entièrement vassalisé à l’UMP. L’UMP ayant été pour sa part vassalisée par l’Elysée... Féodalité, quand tu nous tiens.
[2] Le Figaro, 08/11/2007.