vendredi 13 mai 2005
Et voilà, comme on le savait presque officiellement depuis quelques semaines, le Français Pascal Lamy s’apprête à devenir le chef de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), balayant son dernier rival, un Mexicain. [1]
Un juste renvoi d’ascenseur : aux lendemains de l’accession à la tête de la Banque Mondiale, grâce aux soutiens européen et français, de l’ouragan Wolfowitz , la diplomatie américaine avait officiellement affiché son soutien au candidat français pour la présidence de l’OMC... Dès lors, que pouvait faire le Mexique, de toute façons ? Ca se passe comme ça, le retour vers la féodalité (diplomatie internationale fondée sur des rapports suzerain/vassal)...
Pascal Lamy donc, cet ultra-libéral à outrance assumant parfaitement un technocynisme à toute épreuve, qui est aussi socialiste que casepassecommeca.com est un incunable du VIIe siècle [2], ne s’y est d’ailleurs pas trompé.
Par deux fois dans le passé, il a qualifié de "médiéval" le fonctionnement de l’OMC...
[1] Pascal Lamy, 58 ans, "moine-soldat" de la construction européenne pendant deux décennies, accédera sauf surprise à la tête de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), après en avoir été pendant cinq ans l’un des principaux animateurs en tant que commissaire européen au commerce. Source : Le Monde .
[2] Né le 8 avril 1947, élève d’HEC, de Sciences-Po et de l’ENA, la pépinière des hauts fontionnaires français, il a été conseiller du ministre de l’économie Jacques Delors (1981-1983), puis directeur adjoint du cabinet du premier ministre, Pierre Mauroy (1983-1984). Nommé directeur de cabinet, il suit Jacques Delors, devenu président de la Commission européenne, pendant dix ans. Il a ensuite rejoint de 1994 à 1999 la direction du Crédit lyonnais, dont il a contribué au redressement. Source : Le Monde, cit.