lundi 25 septembre 2006
Lionel Jospin se conduit de façon de plus en plus déplacée ces derniers temps, sans doute convaincu qu’il est que la France entière l’attend tel le messie, dans un remords culpabilisant depuis 2002. C’est ainsi que l’ex-Premier ministre déserteur ne cesse de multiplier les petites phrases "Faites ce que je dis, pas ce que je fais", afin de (tenter de) contrer la candidature de Ségolène Royal.
Les Français ont pu ainsi entendre récemment, entre autres, ces quelques perles :
Rien ne m’oblige a me présenter avant la date limite (donc je vais me présenter)
Il y a trop de candidats à la candidature au PS (donc je vais ajouter la mienne et me présenter)
La candidature de François Hollande arrive un peu tard (donc la mienne va arriver plus tard encore)
Comme cela commence à bien faire, tant de faux-semblants (d’ailleurs bien dans le style du personnage), comme Lionel Jospin semble totalement à côté de la plaque et parfaitement déphasé de l’opinion des Français, une fois n’est pas coutume, cspcc.com va dire ses 4 vérités à M. Jospin.
Lionel Jospin n’a aucun charisme propre, aucune envergure internationale, aucune stature, aucun physique. Il est techno, sans coeur et sans âme, psycho-rigide, et ses larmes sont préméditées et de pure circonstance quand il fait son numéro de sentimental devant les Jeunes socialistes. Il est austère, terne, gris, et de surcroît désormais poussiéreux (vieux et dans l’inaction depuis un lustre). Dans le vide créé par la disparition de François Mitterrand, il s’était imposé "par défaut", parce qu’aucun prétendant à la succession à la tête de la famille socialiste n’émergeait plus qu’un autre. De plus, il se croit supérieur aux autres, il est arrogant et macho, comme le montrent ses réactions de ces derniers temps. Cela fait beaucoup de vanités pour un seul homme. Les Français ne sont aucunement emportés par un homme comme Lionel Jospin.
Lionel Jospin n’a aucune vision politique d’envergure, aucune conviction profonde, aucune volonté de faire bouger les choses. M. Jospin est, comme François Hollande, un "mou du genou" soucieux de mécontenter le moins de monde possible, de ratisser le plus large possible, un très bon gestionnaire à la petite semaine, sérieux et consciencieux, mais incapable de prendre les grandes décisions stratégiques qui s’imposent. Un candidat à la présidentielle pour le parti socialiste qui est capable d’asséner que son "projet n’est pas socialiste" ! Lionel jospin est un social-démocrate technocrate, sans engagement à gauche, sans engagement tout court. Lionel Jospin a la mentalité d’un haut-fonctionnaire, pas d’un politique.
Le 21 avril 2002, Lionel Jospin a déserté devant l’ennemi, laissant toute sa famille politique seule au pire moment pour une simple question d’orgueil personnel, de fierté égoïste. Ce jour là parce qu’il ne supportait plus d’affronter les regards de tous ces gens qui espéraient sa victoire, qu’il a menés lamentablement à l’échec par son manque évident de charisme, d’empathie, de lucidité politique et à force de reniements idéologiques (voir vérités n°1 et 2), Lionel Jospin a abandonné le PS en rase campagne, avec pour seul pilote une "fraise des bois" sans envergure, inconnu et homme de l’ombre. Plus que toute autre raison, celle d’abandonner le collectif pour sa seule convenance personnelle, au moment où le mouvement avait le plus besoin d’être rassuré, était le plus au fond du gouffre, est celle que les Français ne pardonnneront pas. Comme il l’a bien compris, Lionel Jospin a tenté de faire son numéro sentimentalo-justificatif et d’expliquer sa désertion aux Jeunes socialistes, lors de l’Université d’été du PS. Mais l’homme doit avoir vécu trop longtemps sur l’île de Ré pour ne pas réaliser comment son geste l’a coupé des militants socialistes, et des Français a fortiori. Lionel Jospin n’a sans doute pas vécu personnellement le désarroi des Français, lui dont la fuite a livré le pays à une vague bleue violente, sans aucun parti d’opposition pour la contenir. Son numéro de justification accompli, plié en 2 heures, Lionel Jospin pense sans doute en avoir fini avec cet épisode et juge sans doute acquise sa "clearance" pour revenir. C’est absolument faux. Les Français n’en reviennent pas de tant d’outrecuidance ! Car Lionel Jospin est un déserteur, et en politique comme sur le champ de bataille, les déserteurs sont fusillés (et par définition ne reviennent pas) [1].
Non content de creuser sa propre tombe (il va se faire humilier en beauté s’il se présente face à Ségolène Royal), Lionel Jospin joue de surcroît contre son propre camp, en donnant à l’UMP et à son chef des arguments contre Ségolène Royal, en donnant une piètre image de division à son parti, une piètre image de parti rétrogade et machiste. Encore une fois, comme en 2002, Lionel Jospin risque de faire échouer le PS, et toute la "gauche" avec lui, uniquement pour sa petite convenance personnelle, pour satisfaire à son nombrilisme et à son égocentrisme. Tout entier à sa soif de pouvoir, Lionel Jospin est prêt à torpiller de nouveau les chances de son camp.
Et s’il réussit à éliminer Ségolène Royal de la course avant de se faire humilier par Nicolas Sarkozy (pas forcément à la loyale d’ailleurs, mais ceci est une autre histoire), il fera quoi Lionel Jospin ? Il démissionnera de nouveau, c’est ça ? Il retournera cultiver des pommes de terre de l’île de Ré pour revenir en 2012 ?
Pathétique et faux Lionel Jospin. Ca se passe comme ça.
[1] Entendons-nous sur le fait que Lionel Jospin, comme toute personne s’inscrivant dans l’action collective, était parfaitement en droit de prendre le large. Mais quelle indécence ensuite, de prétendre revenir comme si rien n’avait changé, comme s’il était le sauveur.