lundi 22 octobre 2007
Dans la même veine que celle-ci, les offices HLM de France subissent les assauts des politiques de "droite" : un des derniers en date vise à dépouiller leur patrimoine [1]. En permettant au privé de s’emparer d’une partie du parc des logements HLM...
Une cinquantaine de directeurs d’offices HLM du Grand Ouest se sont ainsi réunis à la mi-octobre à Saumur, pour faire un point sur la loi ENL ’Engagement national pour le logement’ du 13/07/2007. Les directeurs d’offices HLM, qui sont loin de ressembler à des anarcho-syndicalistes, ont naturellement perçu quelle logique pilotait cette loi, tout en restant sceptiques sur ses effets : "Nous ne sommes pas opposés à une France de propriétaires mais nous n’avons pas encore tous les élements pour savoir si les résultats seront là" expliquait ainsi le président de l’association des directeurs d’office publics de l’habitat du Grand Ouest [2]. Les offices HLM ne sont en tous les cas pas dupes sur ce qui les attend : "Nous craignons que ne se vende que ce qu’il y a de meilleur en nous laissant à gérer le pire". Avant de rappeler l’évidence, qui pend au nez des Français : "Moins de logements dans le parc social, ce sera aussi encore plus d’attente pour ceux qui n’en ont pas".
Résumons donc : non content de faire une croix sur la construction de logements sociaux (pourtant impérieuse vu les besoins) en adoptant une politique court-termiste favorisant les aminches propriétaires, le gouvernement, sans doute pas peu fier, ose aller encore plus loin. Non seulement on ne développe pas le parc public de HLM grâce au privé, mais EN PLUS, on en privatise les meilleurs actifs. Ca se passe comme ça.
[1] Avez-vous remarqué ? Quel que soit le sujet et la méthode de la réforme, on retrouve toujours, en arrière-plan, le même objectif dans toutes les réformes de Sarkozy : faire reculer l’Etat.
[2] Source : PQR, 16/10/2007.