vendredi 7 juillet 2006
En Touraine jeudi, Nicolas Sarkozy a lancé sur les linéaires un nouveau produit : le "libéralisme populaire"®. "Ma vérité, c’est que la France a besoin d’être réconciliée avec le libéralisme populaire et non avec un capitalisme sans règles et sans éthique" a-t-il argumenté, comme une réponse aux nombreuses critiques émanant de son propre camp (milieux économiques [1], ultra-libéraux [2]) depuis son discours d’Agen, un des plus démagogiques qu’il n’ait jamais proféré (mixant sans vergogne propositions socialistes et libérales), et dans lequel il avait notamment traité de "racaille" les patrons-voyous.
Soucieux de ratisser large, il semble que le président de l’UMP devienne de plus en plus schizophrène à mesure qu’approche 2007. C’est ainsi qu’il est parfois obligé de réaffirmer son identité : "Je ne suis ni Mme Thatcher, ni M. Reagan, je suis Nicolas Sarkozy" a-t-il rappelé hier.
Bref, comme dirait "Le Canard" [3] ce n’est plus un candidat, c’est un supermarché !

[1] Lien : "Où en est la rupture ?", Les Echos, 30/06/2006.
[2] Lien : "UMP : les libéraux appellent Sarkozy à la cohérence", Les Echos, 06/07/2006.
[3] Source : "Sarko et son brulôt d’Agen", Le Canard Enchaîné, 28/06/2006.