jeudi 20 octobre 2005
A Besançon (Doubs), le centre hospitalier universitaire connaîtra au 01/11 une hausse de 20% de sa facture d’électricité. Selon la CGT du CHU, ce choix "représente un surcoût annuel de 300.000 euros par rapport au tarif régulé d’EDF soit l’équivalent de 10 infirmières" [1].
Le CHU a en effet cru les sirènes de la libéralisation de l’électricité, et a souscrit dès que ce fut possible en 2002 son contrat de fourniture électrique auprès de la Société nationale d’électricité et thermie (SNET). Ce choix idéologique a permis d’économiser 100.000 euros annuels sur 3 ans se targue la direction du CHU. "Mais lors du renouvellement du marché cette année, voilà que les prix de tous les candidats, EDF et les privés, explosent. Nous perdons en un an ce que nous avons mis trois ans à gagner" explique la secrétaire de la CGT du CHU.
Aujourd’hui coincé [2], le CHU change de crèmerie et opte pour la Compagnie nationale du Rhône. L’histoire ne dit pas s’il manque toujours d’infirmières...
[1] Source : AFP, 12/10/2005.
[2] La loi libéralisant le marché de l’énergie prévoit que l’entité ayant fait le choix de se fournir aux tarifs déréglementés ne peut plus retourner sur les tarifs réglementés...