mardi 7 mars 2006
Les ultras-libéraux de l’UMP se sentent pousser des ailes en ce moment, et jouent à plein le rôle du fayot sarkozyste en se constituant en asso [1].
Toujours aussi peu enclins à jouer les rassembleurs ou à tenir compte de l’opposition [2], n’ayant semble-t-il pas l’intention de mener des politiques consensuelles pour l’ensemble des Français, bref dogmatiques et fidèles à eux-mêmes, les ultras de l’UMP dénoncent, à travers la voix de leur chef de file, toutes les politiques gouvernementales des années passées.
Comme allégorie à la pseudo-inefficacité de ces dernières, Hervé Novelli évoque "l’anecdote du chien malade à qui l’on veut couper la queue par petits bouts pour éviter des souffrances excessives" [3].
Egalement théoricien d’une politique menée telle une blitzkrieg (des changements "profonds et rapides"), le député Novelli donne sa recette magique pour "sauver" la France : une réforme fiscale pour réduire les prélèvements obligatoires, une réforme de l’Etat pour diminuer la dépense publique, une nouvelle réforme des systèmes de retraites et d’assurance-maladie.
D’une originalité à toute épreuve... Ca se passe comme ça.
[1] Présidée par le député Hervé Novelli (avec Gérard Longuet pour vice-président et le député-maire de Chartres, Jean-Pierre Gorges, comme secrétaire général), la nouvelle association associée à l’UMP et qui regroupe quelque 80 députés entend « dénoncer les blocages politiques, administratifs et économiques qui pénalisent la France ». Une manière, assurent-ils, d’appuyer Nicolas Sarkozy. Source : Les Echos, 07/03/2006.
[2] Au passage, Novelli insulte la "gauche", qu’il qualifie de "sectaire, archaïque et fière de l’être".
[3] Source : Les Echos, 07/03/2006