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L’interopérabilité : arme contre la féodalité numérique

vendredi 21 avril 2006

Dans une tribune [1] consacrée au projet de loi sur les droits d’auteur et les droits voisins dans la société de l’information (DADVSI), Jean de Chambure, responsable des expertises à l’Atelier BNP-Paribas, en appelle à la sagesse des sénateurs, pour qu’ils maintiennent dans le projet de loi le principe d’interopérabilité des systèmes et logiciels de lecture des oeuvres audio et vidéo [2].

Il définit ce principe comme la garantie de ne pas avoir à vivre "ces formidables innovations technologiques que sont les baladeurs numériques et la musique en ligne comme des entraves médiévales à la liberté du consommateur".

Notes

[1] La Tribune, 20/04/2006.

[2] Le principe d’interopérabilité, qui pour résumer, empêcherait les majors de l’industrie des technoloisirs de se livrer une gueguerre commerciale exacerbée sur le dos des consommateurs (en les empêchant de se constituer des groupes de clients captifs), a été ajouté au projet de loi par les députés, après un combat de titans avec le gouvernement, qui a nié le débat démocratique et les droits de l’Assemblée nationale sur ce dossier (explication : le gouvernement est clairement aux ordres des majors, qui le manipulent d’autant plus facilement qu’il ne comprend rien aux medias numériques, à leur fonctionnement et aux enjeux socio-économiques afférents). L’appel de Jean de Chambure n’est pas déplacé, dans la mesure où, déjà, la commission des Affaires culturelles du Sénat, vient de se prononcer contre le principe d’interopérabilité. Il semble donc que les majors ont également leurs entrées au palais du Luxembourg. Le Sénat examinera le projet de loi début mai.

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