Ca se passe comme ça

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L’été idéal pour continuer la répression syndicale discrètement

jeudi 24 juillet 2008

Grande première à Poitiers. Ces derniers jours, de nombreux militants ayant manifesté aux côtés des lycéens le 24 avril contre la réforme Darcos, ont été convoqués par la police pour y être entendus suite à l’occupation ce jour là des voies ferrées à la gare de Poitiers.

Fondateur de la Coordination de soutien citoyenne, C. Sanglier a même été placé en garde à vue mardi. "J’avais raté une précédente convocation et [lundi] j’avais convenu avec un commandant de police un rendez-vous pour une audition au commissariat à 14 heures [mardi]. Sauf que [mardi] matin à 8h30, j’ai été réveillé par des policiers qui ont frappé à ma porte. Ils m’ont annoncé qu’ils me plaçaient en garde à vue sur ordre du procureur de la République" explique-t-il à la PQR [1]

"Je pourrais être poursuivi pour entrave à la liberté de circulation et on parle même de poursuites pour avoir fait perdre de l’argent à la SNCF du fait des retards de train engendrés par la manif" ajoute-t-il.

Bref, les méthodes détournées d’intimidation des militants syndicalistes, la criminalisation feutrée, progressive, des mouvements sociaux, continuent. Comme il est encore légal à ce jour de manifester, la France sarkozyste prend des chemins de traverse pour réprimer la contestation. Efficace pour calmer les ardeurs, et continuer à acculturer le bon peuple à l’idée que les syndicalistes ne sont que des hors-la-loi. Ca se passe comme ça.

Notes

[1] Source : Centre Presse, 23/07/2008.

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