mardi 18 juillet 2006
Ca se passe tout simplement comme ça : Israël va se charger de déclencher les hostilités avec l’Iran pour le compte d’Etats-Unis d’Amérique empêchés de le faire directement pour cause de précédent irakien.
Rien ne semble vouloir contredire le fatidique destin du conflit actuel. Commencée par une mise au pas de la bande de Gaza, continuée par une agression inqualifiable du Liban, l’opération va vraisembablement s’étendre en Syrie, mais c’est bien l’Iran la cible des sionistes et autres criminels de guerre de l’administration Bush.
Tenue par des opinions publiques et des diplomaties alliées qui ne laisseraient pas se rejouer un remake de la pitoyable et inhumaine odyssée irakienne [1], qui a vu des nations prétendument civilisées déverser leur flot de terreur et de barbarie en Mésopotamie, l’administration Bush a desserré la laisse de son pit-bull israélien pour que l’enragé morde tous ses voisins [2].
Il ne faut pas interpréter autrement le silence complice des chancelleries occidentales concernant l’agression sioniste, ni le fait que W. Bush soit le seul chef d’Etat du G8 ayant pris sur lui de bloquer une résolution onusienne condamnant le recours à la force. Depuis le début de l’invasion du Liban, à chaque nouvel échange de tirs, Israël tente d’impliquer l’Iran dans ses déboires (c’est l’Iran qui a fourni les armes, c’est l’Iran qui a enlevé nos 2 soldats et qui va les exfiltrer sur son sol, c’est l’Iran qui a dépêché sur place des éléments d’élite ayant shooté notre navire de guerre, c’est l’Iran...).
A l’heure où dans le Figaro, un éditorialiste de passage pronostique la Syrie comme cible ultime de l’agresseur israélo-états-unien , ça se passe malheureusement comme ça : la troisième guerre mondiale aura "vraiment" commencé [3] sur les restes de la seconde (l’Etat d’Israël), à l’initiative de malades assoiffés de puissance persuadés que la force brute suffit pour l’emporter ("l’axe du mal" Washington / Tel Aviv / Londres ), à peine tenus par des homologues complices (les autres chefs d’Etat et de diplomatie occidentaux).
[1] Lancée après une campagne intense, ignoble et cynique, de règne du faux , ayant culminé avec la présentation à l’ONU par le Secrétaire d’Etat américain à la Défense de la photo satellite de trois canettes de Coca-Cola et deux décapsuleurs présentés comme des armes de destruction massive...
[2] A ce propos, les pathétiques tentatives de rhétorique pour faire croire à une légitime défense israélienne sont cousues de fil blanc, à l’image des contorsions verbales d’un Tony Blair .
[3] D’aucuns estiment qu’elle a en réalité commencé pendant la guerre des Balkans dans les années 1990.