lundi 19 mars 2007

Israël continue de progresser dans la science de concevoir des armes et systèmes d’armement toujours plus efficaces. Et de progresser dans la commercialisation de ces machines à tuer toujours plus sophistiquées.
Ainsi, "l’industrie israélienne de l’armement a battu un nouveau record en 2006 avec 4,8 milliards de dollars d’équipements vendus à l’étranger, ce qui placerait le pays à la cinquième position mondiale, selon Yossi Ben-Hanan, directeur du Bureau d’aide à l’exportation du ministère de la Défense. (...) Le record précédent remontait à 2002, avec 4 milliards de dollars" nous apprennent Les Echos [1], avant d’analyser l’évolution de la stratégie développée par l’industrie israélienne de l’armement.
Et de citer un diplomate européen, spécialiste du secteur : "Les Israéliens ont changé de stratégie, passant de la concurrence frontale qui a globalement échoué à une volonté de coopération en recherche et développement. Cela peut être intéressant, mais les Européens ne doivent pas être naïfs. Pour l’industrie israélienne d’armement, vendre est un impératif existentiel. Son objectif est de conserver une avance technologique de vingt ans sur ses voisins arabes. Cela a un coût énorme en R&D que les ventes doivent absorber".
Moralité : non content d’assassiner en permanence ses voisins, Israël dissémine par ricochet ses outils de mort dans le monde entier, pour une basse question de rentabilité financière... Ca se passe comme ça.
[1] Source : Les Echos, 01/03/2007.