vendredi 21 avril 2006
Il n’est jamais bon de se faire prendre à faire des bêtises quand on est un donneur de leçons professionnel... Ainsi, dans notre série "La loi, c’est toujours bon pour les autres" (inaugurée ici ) [1], c’est au tour du BaFin , l’autorité de régulation financière allemande, de se prendre les pieds dans le tapis [2].
Un des principaux responsables de l’institution chargée de traquer les fraudes financières s’est fait cueillir à Francfort à Pâques, à sa descente d’avion de retour d’un voyage d’agrément en Afrique. Il est soupçonné d’avoir détourné à son profit au moins 2,6 millions d’euros depuis 2003 (sa part sur au moins 7,6 millions détournés), avec la complicité d’une entreprise berlinoise d’informatique.
Le haut fonctionnaire était payé en argent liquide, mais aussi en voitures de luxe, en appartement de 340m2 à Berlin, en voyages, en articles électroniques, etc.
De quoi donner du grain à moudre aux partisans de moins d’Etat : "Avant de faire la leçon, le BaFin ferait mieux de surveiller son personnel et de faire en sorte que son important budget -126,8 millions d’euros en 2006- ne serve pas à assouvir les goûts de luxe de certains de ses agents" déclare, sous couvert d’anonymat, un directeur financier d’une grande firme allemande.
Ca se passe comme ça.
[1] A propos, votre serviteur n’étant pas très doué en langue allemande, il a confié le titre de la présente brève aux bons soins de notre ami robot Systran . Le titre est censé vouloir dire "La loi, c’est toujours bon pour les autres". Si d’aventure, Systran avait quelque peu foiré la traduction (ce dont on doute, au vu des prouesses actuelles de la technologie), que tout internaute germanophone/phile n’hésite pas à nous signaler la version correcte. Danke d’avance.
[2] Source : P.D. / Les Echos, 21/04/2006.