mercredi 28 novembre 2007
L’affaire des violences urbaines de Villers-le-Bel permet au président de la République de montrer une nouvelle fois aux Français à quel point il s’assied sur l’indépendance du pouvoir judiciaire. Nicolas Sarkozy vient ainsi d’asséner de façon péremptoire (comme d’hab’) que les auteurs de tirs contre les forces de l’Ordre seront déférés devant une cour d’assises. Le président a évoqué pour justifier cela le chef d’inculpation "tentative d’assassinat". Ainsi, le petit avocat pathétique se prend pour un grand procureur de la République. Ce serait à pisser de rire si cela ne menaçait pas directement les fondements démocratiques...
Mais que les choses soient bien claires pour notre démagogue en chef : ce n’est pas parce que Rachida Dati vient de réformer à la hache la carte judiciaire que l’Elysée a le droit de faire la pluie et le beau temps en matière judiciaire. En 2007, la justice résiste encore au fascisme sarkozyste. Ce n’est pas au pouvoir exécutif de s’aroger le pouvoir judiciaire.