Ca se passe comme ça

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Chez les Sarkozy, tout commence toujours par une félonie à Neuilly...

lundi 11 février 2008

Bel exemple pour la jeunesse ! Ainsi donc, voilà que Jean Sarkozy marche exactement dans les mêmes pas que son père, en trahissant le candidat de la droite à la mairie de Neuilly dont il est pourtant censé animer la campagne ! Exactement la même façon détestable de faire, comme papa avec Pasqua il y a 25 ans. Décidément, Jean Sarkozy a vraiment de qui tenir... Espérons pour les Français qu’il ne lui vienne pas l’envie, un jour, de tuer le père, en se présentant à la présidence de la République !

Téléguidé par son père, Jean Sarkozy semble comme dans son élément [1] sur la planche savonnée pour Martinon par l’Elysée et l’UMP neuilléenne (avec Le Figaro en service après-vente, comme de juste). C’est à dire qu’il n’a pas à se forcer beaucoup pour apparaître suffisant, méprisant, arrogant, intrigant, prétentieux, incompétent, illégitime... N’ayant jamais encore rien prouvé, il piaffe déjà, baigne dans l’orgueil et la vanité. Samedi dernier dans le bureau de son père et en compagnie d’Arnaud Teullé et Marie-Cécile Ménard (les deux autres Neuilléens frondeurs qui montent la liste félonne "de rassemblement"), il enfonce sans vergogne en son absence Martinon, qu’il feignait encore de soutenir quelques heures auparavant : "Pourquoi David fait-il encore des réunions d’appartement ?" s’agace-t-il dixit Le Figaro [2]. Bref, le péteux, le rien qui se prend déjà pour tout, dans toute sa splendeur.

Cet épisode, typiquement révélateur de l’esprit d’équipe qui peut régner dans l’entourage direct du chef de l’Etat (Martinon éjecté au premier mauvais sondage [3]), peut-être symptomatique de certains comptes en train de se régler entre Nicolas et Cécilia, est en tous les cas la confirmation du népotisme qui caractérise typiquement le sarkozysme. Après la femme chef de cabinet, la maman en visite officielle en Chine, voilà le fils prodigue quasi-maire de Neuilly. Ca se passe comme ça.

Notes

[1] Une collègue de travail ayant vu les images télévisées du "putsch", nous a confié, à nous pauvres hères sans TV, que le môme est la copie carbone de son père quand il est en campagne. Même accents péremptoires, mêmes gesticulations, même fausseté...

[2] Source : Le Figaro, 11/02/2008.

[3] Aaahhhh les sondages, la drogue sarkozienne par excellence...

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