dimanche 12 octobre 2008
Ambiance Far-West. Nous assistons actuellement au plus grand hold-up de l’histoire de l’Humanité, ou les chevronnés capitalistes de la finance mondiale font payer aujourd’hui aux peuples leurs mégaprofits de ces 2 dernières décennies.
Dans ce contexte, il n’est pas étonnant de voir régulièrement quelques braqueurs surgir de-ci de-là et s’enfuir avec un flingue fumant et des sacs de billets.
C’est le cas par exemple de Daniel Bouton, vu en train de filer à cheval vers l’Ouest avec 1,3 million d’euros dans ses fontes : la plus-value opérée sur les titres Société Générale qu’il avait obtenu en stock-options et dont il s’est délesté ces 4 derniers mois sur les marchés [1].
Autre gang d’écumeurs aperçus vendredi sortant repus d’un saloon de Monaco, une cinquantaine de courtiers "indépendants" et autres aigrefins de la finance, invités par la branche Assurances de Fortis (banque bénéluxoise partiellement croquée par BNP-Paribas) à déguster un "évenement culinaire" à 150.000 euros.
Bref, tous ces gros gloutons de la finance ont bien compris que c’est sûrement pas au moment où tout le système pète qu’il faut se priver de se goinfrer... Bien au contraire, dévorons maintenant, demain il sera trop tard ! Ca se passe comme ça.
[1] C’est dire s’il a confiance en sa propre banque, puisqu’il vend en pleine tourmente. Le cours de la Société Générale a reculé de 25% en 6 mois... Lucide, Bouton doit bien savoir qu’il ne s’agit que d’un début.