Ca se passe comme ça

> Abonnez-vous, désabonnez-vous de notre liste de discussion <
Accueil du site > Ca se passe comme ça > Abelin, dernier cocu connu du sarkozysme

Abelin, dernier cocu connu du sarkozysme

mardi 14 octobre 2008

Aahhhh, qu’il était fier de lui, le député-maire (NC) de Châtellerault Jean-Pierre Abelin, à l’issue des dernières municipales. Il venait de ravir à la gauche la mairie, mettant ainsi fin à 25 ans d’hégémonie locale du PS (initiée avec Edith Cresson). Au préalable, il avait déjà participé avec ses petits camarades inquiets pour leur fauteuil au lâchage de François Bayrou et du Modem, piloté par l’Elysée. Il avait ensuite évidemment pris part à la pitoyable tentative de financement express du Nouveau Centre (parti godillot ayant compris mais un peu tard qu’il ne bénéficierait pas d’un financement public).

Du coup, tout content d’avoir été félicité par l’Elysée pour sa victoire municipale, il se croyait déjà puissant parmi les puissants, sarkozyste parmi les sarkozystes, 1er cercle de chez 1er cercle, dans le cénacle, au pinnacle. Parfois il se pavanait d’obtenir ce qu’il voudrait pour sa ville, peu importait la logique, puisqu’il avait l’écoute de la puissance.

C’est pourquoi cela lui a fait tout drôle, en fin de semaine dernière, de rejoindre les cocus du sarkozysme, quand Michèle Alliot-Marie a annoncé la liste des écoles de gendarmerie qui allaient fermer dans le cadre de la réforme de la carte militaire. Châtellerault y figurait. En toute logique, puisque son homologue du Mans (Sarthe), géographiquement très proche, avait bénéficié d’investissements conséquents, en face desquels l’école de gendarmerie viennoise semblait juste bonne à être refourguée en Afrique au titre de la Coopération.

Mais Abelin, lui, n’avait pas pensé les choses comme cela. Il avait quasiment déjà vendu sa certitude. Et il s’est retrouvé cocu et dans l’embarras face à ses électeurs. Si bien qu’il a laissé s’exprimer son émotion et son manque de contrôle hier, en ayant une altercation avec Paul Fromonteil, vice-président (PCF) de la Région [1]. Les deux élus se sont écharpés sur la tribune, devant des Châtelleraudais dépités par un spectacle aussi pathétique (regardez-les nos élus comme ils sont beaux !).

"On a touché le fond" déplorait le colonel Wahl, ancien commandant de l’école de gendarmerie, cité par la Nouvelle République. Et la moitié des 400 personnes venues à la manifestation tourna les talons face aux enfantillages d’élus pour qui la politique c’est d’abord "Copinages et Cie". Ca se passe comme ça.

Notes

[1] Source : PQR 14/10/2008.

Répondre à cette brève

2 Messages de forum


Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP