Ca se passe comme ça

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A Poitiers, mieux vaut ne pas poser de question à l’UMP !

jeudi 7 juin 2007

La ministre de la Justice Rachida Dati est descendue à Poitiers hier, pour animer un meeting de l’UMP en soutien aux candidats locaux aux législatives [1].

Mais à Poitiers, capitale de la région laboratoire de la "démocratie participative" de Royal, mieux vaut ne pas confondre un meeting de l’UMP avec un lieu d’échanges : le show est unilatéral, le spectateur doit rester à spectater... Un jeune malheureux, qui a cru un instant pouvoir simplement poser une question, en a fait les frais : il a été expulsé manu militari ! [2] Ca se passe comme ça !

La violence de l’UMP s’exprime encore timidement aujourd’hui. Qu’en sera-t-il demain ?

Notes

[1] Le quotidien régional du bled, La Nouvelle République relate dans son édition d’aujourd’hui : "La scène est inattendue : aux premiers rangs de la salle, les éminents représentants de la bourgeoisie poitevine, les élégants étudiants de l’UNI et les élus locaux de l’UMP, tous debout pour ovationner une jeune femme issue de l’immigration maghrébine".

[2] Rapportons-ici le compte-rendu du quotidien régional précité, dès fois qu’on nous accuse de noircir le tableau : "Dommage que le service d’ordre de l’UMP n’ait pas mis un peu plus de doigté à expulser un tout jeune homme qui avait eu l’idée saugrenue de vouloir poser une question. Soulevé, tiré par les cheveux, celui qu’on ose à peine qualifier de trublion a été proprement jeté de la salle", relate La Nouvelle République, qui précise néanmoins que l’expulsé a malgré tout eu droit à son lot de consolation : "Au point que Jean-Pierre Raffarin s’est senti obligé de venir glisser quelques mots de réconfort à l’intéressé, une fois le meeting terminé".

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1 Message

  • JPR : tête-à-tête de 20 mn avec le trublion

    Ejecté manu militari par un service d’ordre très UNI alors qu’il voulait poser une question à Jean-Pierre Raffarin lors du meeting UMP de mercredi soir (lire la NR d’hier), le « contestataire » anonyme a eu droit à une session de rattrapage totalement individualisée. Abandonnant l’idée de raccompagner la ministre de la Justice jusqu’à la gare, l’ancien Premier ministre a passé près de 20 minutes tête-à-tête avec son contradicteur, histoire aussi d’effacer l’image peu valorisante d’une expulsion sans doute trop énergique. Les échanges alors plus apaisés relevèrent néanmoins davantage du dialogue de sourds que du débat constructif.

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