samedi 18 septembre 2004
La fraude fiscale (ou "optimisation comptable" en termes policés) en France pèserait 45 milliards d’euros annuels, selon un communiqué du syndicat national unifié des impôts (SNUI), qui juge que la fraude fiscale impacte "l’essence même du contrat social" [1].
Un chiffre à additionner aux dizaines de milliards annuels [2] du coût total des niches fiscales que représentent les différents crédits d’impôts catégoriels (ou "niches fiscales" [3] en termes policés) accordés au fil du temps.
La France est mal barrée pour rembourser ses 1000 milliards d’euros de dette publique [4]. Ca se passe comme ça.
Voir en ligne : Syndicat national unifié des impôts
[1] Communiqué SNUI du 15/09/2004
[2] Estimation consensuelle actuellement en vigueur dans le cénacle politico-économique hexagonal. Nicolas Sarkozy a promis une chiffrage officiel (et objectif de la part de "M. Crédit d’impôt" ?) du coût des niches fiscales en France avant la fin de l’année.
[3] Selon Pierre Méhaignerie, président (UMP) de la commission des Finances de l’Assemblée nationale, il y a 518 niches fiscales en France, cité début mai 2004 sur les ondes de France-Inter.
[4] "C’est un record historique. La dette de la France a atteint l’an dernier 63 % de la richesse nationale, dépassant la limite de 60 % inscrite dans les traités européens. Ce mauvais résultat, confirmé hier par l’Insee, marque un dérapage jamais vu de 85 milliards d’euros par rapport à 2002, année où la dette de l’ensemble des administrations publiques (Etat, Sécurité sociale, collectivités locales et établissements publics) représentait 58,6% du PIB" précise N.P. in La Tribune daté 10/03/2004.