mercredi 2 février 2005
Alors que le débat sur les 35 heures fait rage avec l’ouverture de l’examen par l’Assemblée d’une réforme du texte, la "droite" parlementaire à l’origine de la proposition de loi se ridiculise à pousser au bout une réforme pure posture idéologique.
En effet, au-delà du fait que très peu d’entreprises avaient exploité les aménagements permis par la loi Fillon de 2003 [1], la réforme risque bien de ne pas trouver d’applications concrètes sur le terrain puisque les entreprises ne souhaitent pas entamer des renégociations périlleuses avec des syndicats hostiles à la réforme. [2]
Voilà encore l’oeuvre de quelques séides de Nicolas Sarkozy surenchérissant sur les paroles de leur mentor sans même comprendre pourquoi ! Et sans même comprendre que leur idole aura quand même besoin de quelques voix de l’électorat de "gauche" en 2007...
[1] Ainsi seules 22 branches sur 160 ont profité de la loi Fillon de 2003 pour signer un accord aménageant les 35 heures. Sept branches seulement ont renégocié le taux de rémunération des premières heures supplémentaires, 2 branches seulement ont négocié un contingent d’heures supplémentaires au-delà des 180 heures annuelles. Source : Les Echos, 08/03/2004.
[2] A ce sujet lire "La réforme des 35 heures accueillie avec scepticisme" , "Les entreprises ne souhaitent pas remettre en cause les accords" et "Ce nouveau texte arrive trop tard" , in La Tribune, 01/02/2005.